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Bourg

Située sur la rive nord de la Dordogne, non loin de la confluence avec la Garonne, la ville de Bourg cultive son allure de belle cité historique, tout en étant résolument tournée vers sa principale activité : la viticulture.

Grâce à sa situation géographique stratégique, Bourg joue très tôt un rôle fort dans l’histoire régionale. À l’époque gallo-romaine, en effet, elle est déjà un centre commercial et intellectuel reconnu. En outre, une importante villa datant de cette époque est attestée. Dans le parc de la citadelle, la résidence de la famille sénatoriale des Pontii parait avoir des proportions importantes. Sidoine Appolinaire (vers 430-vers 487), auteur de poèmes et de lettres qui constituent un témoignage essentiel sur le Ve siècle, adresse à son ami Pontius Léontius un poème qui évoque la situation de Bourg et décrit la grande résidence des Pontii avec ses thermes, ses pièces de réception, ses greniers, son atelier de tissage, etc.

Aussi, les Pontii ont-ils pour ami le poète Ausone (vers 310-vers 395), précepteur de leurs enfants et érudit d’origine gauloise. Il possède sur les coteaux de Bourg une villa au lieu-dit Les Gogues, que Paulin de Nole (353-395) qualifie de “demeure rivale de celles de Rome”. Il ne reste aujourd’hui de la villa d’Ausone que les thermes entourés de vignes.

Au Moyen Âge, Bourg développe son rôle de cité jusqu’à s’affranchir des pouvoirs royaux et seigneuriaux en obtenant le statut de commune, à l’image des cités italiennes, comme il est curieusement précisé dans sa charte. Ceinte très tôt de puissants remparts, elle suscite l’intérêt de tous les seigneurs et militaires avides de faire sauter le verrou de Bordeaux qu’elle constitue.

Profondément marquée au XVIe siècle par les guerres de Religion, Bourg est alors dominée par la famille de Lansac, puis passe sous la coupe du duc d’Épernon. Au XVIIe siècle, pendant la Fronde des princes, Anne d’Autriche et le jeune roi Louis XIV passent à Bourg, au mois de septembre 1650. La Fronde réprimée, la ville turbulente subit la rancune de ce roi qui fait abattre sa citadelle.

Durant le XVIIIe siècle, Bourg est une ville commerçante et calme, soucieuse d’embellissement et occupée par l’exportation de ses vins. Révolutionnaire modérée, elle traverse le XIXe siècle à l’écart du modernisme et des nouveaux moyens de transport qui la laissent isolée.

La ville est aujourd’hui connue dans le monde pour la qualité de ses vins, vendus sous l’appellation Côtes de Bourg. Elle est aussi désormais un site touristique en plein croissance, grâce à la restauration et à la mise en valeur de son patrimoine architectural des plus intéressant.


Commune

  • Code postal : 33067
  • Nom des habitants : les Bourquais, Bourquaises
  • Superficie : 1054 hectares
  • Population : 2242 habitants (2009)
  • Cours d'eau :

    LA MARGUERITTE ; LE MORON ; LE NAUDE ; LA LIBARDE ; LA DORDOGNE

  • Origine du nom et description du blason :

    du gallo-romain Burgus.


Informations pratiques

Mairie de Bourg : 05.57.68.40.04

Office du tourisme de Bourg : 05.57.68.31.76


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Maurice Poignant (1986). Le Sablier du temps bourquais, RIS, BibTeX.

Emile Maufras (1904). Histoire de la ville de Bourg-sur-Gironde, RIS, BibTeX.

Johel Coutura (1990). “Le Château de Bourg”, in Editions Maison de Pays n°75, Saint-Savin (édité par), Les Cahiers du Vitrezay, RIS, BibTeX.

Pierre Boyries (1988). Bourg et Bourgeais, RIS, BibTeX.

Pierre Bistaudeau (1991). Bourg-sur-Gironde, la citadelle oubliée, RIS, BibTeX.

Sylvie Termignon, RIS, BibTeX.


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