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Boulazac

La commune de Boulazac occupe un point culminant à proximité de Périgueux. Cette situation favorable lui vaut d’attirer très tôt la population, mais en fait aussi une cible privilégiée lors des troubles qui perturbent la région. Elle bénéficie d’un regain de dynamisme avec la construction d’infrastructures récentes.

Les premières traces d’occupation de la commune remontent à la Préhistoire. À l’époque, les hommes s’y installent sans doute en raison de la présence des « roches de Goudaud » leur fournissant la matière première nécessaire à la taille de leurs outils. De plus, la protection du site est facilitée par sa position élevée et par la présence d’abris rocheux. D’autre part, la proximité de l’Isle leur apporte un limon fertile qui permet leur sédentarisation en facilitant la culture.

L’occupation humaine se poursuit à l’époque gallo-romaine, sur le vallon du Manoire. L’aqueduc qui alimentait Vésone en eau et la voie reliant l’antique Périgueux à l’Auvergne et au Quercy traversent alors la commune. Vers 275 avant Jésus-Christ, Boulazac est envahie par les hordes alamanes. La commune subit probablement les mêmes dommages que Vésone : mise à sac, pillage et demeures brûlées.

Ensuite, les pillages des Anglais, les famines et les disettes alternent au Moyen Âge. La peste noire vient s’ajouter à cette misère à plusieurs reprises au cours des XIVe et XVe siècles. Lorsque la guerre de Cent Ans s’achève en 1453, cela permet à la ville d’entrer dans l’aire de la Renaissance. Beaucoup de nobles demeures s’y bâtissent alors.

Cependant, le répit est de courte durée, car la peste et les guerres de Religion viennent à nouveau troubler la paix. Au cours des XVIe et XVIIe siècles, Boulazac est le théâtre de deux révoltes de Croquants. La Fronde l’atteint également, provoquant l’attaque de ses maisons fortes. Tout au long de l’histoire, la commune subit de nombreuses exactions en raison de sa proximité avec Périgueux.

Boulazac prend officiellement naissance au début du XIXe siècle, mais reste longtemps divisée. Tout d’abord en raison des nombreux lieux-dits répartis sur le territoire, phénomène qui perdure avec la naissance de la cité Bel Air en 1917.

Ce n’est qu’à partir des années 1950 qu’elle commence à se doter d’infrastructures modernes, malgré l’arrivée de nombreux ouvriers dès le début du XXe siècle. Ainsi, l’implantation en 1970 de l’usine nationale du timbre et le développement d’une zone commerciale florissante permettent la création de nombreux emplois. Enfin, à la fin des années 1980, un nouveau pôle culturel se dessine avec la création de l’Agora.

Très dynamique, Boulazac est dotée d’un très grand nombre d’infrastructures sportives, culturelles et sociales. La construction en 2008 du Palio, structure de 6500 places, permet même l’accueil de manifestations variées et de grande ampleur.


Commune

  • Nom des habitants : Boulazacois, Boulazacoises
  • Superficie : 1458 hectares
  • Population : 6571 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    l’Isle, le Manoire

  • Origine du nom et description du blason :

    Le mot Boulazac est issu du nom propre Bullatius, accolé au suffixe - acum , suffixe formateur de toponymes caractéristiques de l’époque gallo-romaine. La première mention date du XIIIe siècle sous la forme Bolazac, qui devient Bolazacum en 1380.


Informations pratiques

Mairie de Boulazac : 05.53.35.59.59

Office de tourisme de Périgueux : 05.53.53.10.63


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Isabelle Delord (2000). De Boulazac à Boulazac, la conquête d’une identité, RIS, BibTeX.

Chantal Tanet et Tristan Hordé (2000). Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, RIS, BibTeX.

Site de la commune de Boulazac, RIS, BibTeX.


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