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Blanquefort-sur-Briolance

La commune de Blanquefort-sur-Briolance est née de la réunion de trois villages : le village de Blanquefort, celui de La Sauvetat et celui de Saint-Chaliès. Chacun de ces hameaux est lié à la création d’un prieuré ou d’un castrum. Ensemble, ils offrent à la ville trois visages médiévaux différents, ancrés dans l’histoire religieuse de la Vallée du Lot.

Bien que le paysage urbain définisse une occupation médiévale des lieux, la présence d’un gisement préhistorique sur le site de la Borie del Rey indique une occupation beaucoup plus ancienne des terres constituant aujourd’hui la commune de Blanquefort-sur-Briolance, située à proximité du Périgord Noir.

Quelques découvertes archéologiques faites sur le plateau de l’église Notre-Dame semblent révéler une occupation du sol durant le Haut Moyen Âge. Il est toutefois vraisemblable qu’elle ait été liée à l’exploitation des bois et du fer, abondants dans la région, et n’ait pas entraîné une occupation régulière.

Un premier noyau de peuplement s’est développé autour d’une église à partir du XIe siècle sur la paroisse de Veyrines. Elle est sans doute l’église matrice de la paroisse de Blanquefort, avant la fondation de l’église Notre-Dame. La construction de cette église au début du XIIe siècle sur l’oppidum du Cayla est à lier à celle d’un premier habitat castral ainsi qu’au développement d’un second foyer de peuplement.

Ce premier habitat castral est remplacé au début du XIIIe siècle par un château de plus grande ampleur, installé sur un éperon rocheux en contrebas du plateau du Cayla. Un village de forme concentrique s’établit à ses pieds dans la vallée.

À la fin du XIe siècle, l’arrivée de bénédictines sur la paroisse de La Sauvetat entraîne la création d’une sauveté liée à l’abbaye de la Sauve-Majeure et d’un bourg autour de l’église Notre-Dame de La Sauvetat. Le même phénomène se produit sur la paroisse de Saint-Chaliès au XIIe siècle.

Les villages de Blanquefort, de La Sauvetat et de Saint-Chaliès (celui de Cayla est abandonné au XVIIIe siècle au profit de la vallée) sont réunis dans la commune de Blanquefort au lendemain de la Révolution, faisant d’elle l’une des plus vastes du Lot-et-Garonne. Elle possède par ailleurs le point culminant du département, situé à 275 mètres, au lieu-dit Bel Air.


Commune

  • Nom des habitants : Blanquefortais, Blanquefortaises
  • Superficie : 4193 hectares
  • Population : 504 habitants (2005)
  • Cours d'eau :

    la Lémance, la Briolance, la Lède

  • Origine du nom et description du blason :

    La commune de Blanquefort est primitivement connue sous le nom de Milhac. Dès le XIe siècle, ses terres dépendent de la maison de Blanquefort, propriété d’une puissante famille située dans le Médoc. Il semble qu’à une période plus tardive, elles aient pris le nom de Blanquefort, comme nombre d’autres terres sous la domination de cette famille.


Informations pratiques

Mairie de Blanquefort-sur-Briolance : 05.53.40.65.83

Office de Tourisme de Fumel : 05.53.71.13.70

Site Internet : www.tourisme-fumelois.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Chanoine Durengues, Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise, Aquitaine, RIS, BibTeX.

Site de la communauté de communes du Fumélois, RIS, BibTeX.

Société académique d’Agen (2006). Revue de l’Agenais, RIS, BibTeX.


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