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Bidart

De par sa situation stratégique entre les principales cités de la côte basque, Bidart développe dès le Moyen Âge un efficace système de communication et des échanges variés.

L’occupation du site de Bidart remonte certainement à l’âge de fer, ce qui est attesté par des découvertes éparses sur le territoire de la commune au cours du XXe siècle. On a ainsi trouvé des céramiques sous la chapelle Sainte-Madeleine, et des vestiges un peu plus tardifs comme des poteries et outils de l’Énéolithique.

Au début du XVIe siècle, Bidart n’échappe pas à l’épidémie désastreuse de peste que connaît le Labourd. Le territoire de la ville est même pendant un temps interdit de pénétration, tant la maladie est meurtrière.

Un siècle plus tard, remise de cette calamité, Bidart vit un événement plus heureux : le 8 mai 1660, Louis XIV et son cortège nuptial traversent la commune à destination de Saint-Jean-de-Luz, où doit être célébré le mariage du roi avec l’Infante d’Espagne Marie-Thérèse d’Autriche, scellant une paix provisoire entre la France et son voisin hispanique.

Cette même route devient en 1844 route nationale, traversant la commune.

Outre cette fonction d’axe logistique, Bidart est forte de sa situation littorale. Le bourg vit longtemps de la pêche, en particulier à la baleine, comme la majorité des communes de la côte Basque. En témoigne l’ancienne atalaye du XVIIIe siècle, une tour d’observation permettant de repérer les cétacés au large et de donner l’alerte pour sortir en mer.

Le port de Bidart englobe depuis le Moyen Âge le quartier de Guéthary, qui devient commune autonome en 1633. Le premier port bidartar, situé sur la plage de l’Uhabia, s’ensable au XVIIIe siècle. Les pêcheurs s’installent alors sur la côte méridionale de Bidart limitrophe de Guéthary. Ce site mitoyen entre les deux communes entraîne de nombreux conflits territoriaux engageant la jouissance portuaire. Certains différends s’achèvent devant la justice, notamment en 1749.

Sur la commune de Bidart se trouvent également des sources aux vertus curatives. On en trouve à Ur Onea, où est édifiée une chapelle, à Contresta et à Plazako Iturria.

Au XXe siècle, et surtout à partir de l’avènement des congés payés en 1936, Bidart exploite l’attrait de son littoral et mise sur un tourisme populaire par la création d’hébergements et d’infrastructures touristiques.

Elle valorise aussi depuis les années 1960 la pratique du surf et accueille sur ses plages des compétitions internationales. Dans cette perspective, elle a permis l’installation de l’école d’ingénieurs ESTIA qui propose, entre autres, des formations supérieures liées à ces sports de glisse.

L’offre touristique de Bidart est aujourd’hui diversifiée, vivifiée par la proximité avec l’Espagne. La commune accueille des centres de rééducation et de remise en forme mettant à profit le climat et l’eau. Avec ses grandes falaises rocheuses facilitant l’observation de ses caractéristiques géologiques remarquables, son littoral relativement préservé accueille aussi un laboratoire de l’IFREMER.

Galerie photo

Bidart église de Bidart (64) Chapelle Sainte-Madeleine, Bidart (64) Fronton de Bidart (64) Sentier du littoral, Bidart (64) Bureau de poste de Bidart (64) Maison traditionnelle, Bidart (64) Maison traditionnelle, Bidart (64) Plage de Bidart (64) Plage de Bidart (64)

Commune

  • Nom des habitants : Bidartars
  • Superficie : 1215 hectares
  • Population : 5742 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    l’Uhabia, le Zirikolatzeko erreka et le Bixipauko erreka

  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de Bidart vient de la locution basque « bide artean ». Celle-ci associe les termes bide , « chemin », et arte , « milieu », ce qui renvoie à la situation de carrefour de cette commune. Bidart est en effet placée sur le croisement des routes reliant Biarritz, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et l’intérieur de la région. La paroisse de Bidart est mentionnée dès le XIIe siècle dans le cartulaire de Bayonne.

    Les armoiries de Bidart sont adoptées en 1958 : « Parti au I de sinople à une falaise d’argent mouvante du flanc dextre posée sur une mer du même, sommée d’un phare crénelé d’or ajouré du champ et enflammé de gueules ; au II de gueules au navire d’or voguant de front sur une mer d’argent en pointe, équipé d’une voile d’argent chargée d’une croix basque de sable et girouetté de sinople ; une vergette d’or brochant sur la partition est accostée de dix billettes du même posées en pal IV et V. » La devise de Bidart met en lumière sa situation à la croisée des chemins : « Bidartean Zuzena Onena », autrement dit « A la croisée des chemins le plus droit est le meilleur. »


Informations pratiques

Mairie de Bidart

B.P. 10

64210 BIDART

05.59.54.90.67

http://bidart.fr/

Office du tourisme de Bidart

Rue Erretegia

64210 BIDART

05.59.54.93.85

http://www.bidarttourisme.com


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Association Ekaina (2004). Bidart/Bidarte, RIS, BibTeX.
Georges Fabre (1994). Carte archéologique de la Gaule, Pyrénées-Atlantiques, RIS, BibTeX.
R. Moreau (2002). Bidart, histoire basque, RIS, BibTeX.
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