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Bergerac

Sur les rives de la Dordogne, au cœur du Périgord pourpre, Bergerac est une ville accueillante où il fait bon vivre. Son climat ensoleillé, favorisant l’épanouissement de la vigne, et ses marchés hauts en couleur perpétuent sa tradition hospitalière et gastronomique. Dotée d’un riche patrimoine historique, elle conserve des maisons médiévales et de belles chartreuses du XVIIIe siècle.

Les premières traces d’implantation à Bergerac remontent à l’époque gallo-romaine. Sa situation dans la plaine de la Dordogne la plaçait déjà au carrefour des voies de transport, notamment fluviales.

Les premières mentions de la ville de Bergerac concernent son château en 1080, époque où l’agglomération n’est encore qu’un bourg castral naissant. La construction d’un pont à la fin du XIIe siècle assura à celui-ci une croissance rapide. Dès le milieu du XIIIe siècle, les vignobles bergeraçois, issus d’une longue tradition viticole, sont déjà réputés hors de son territoire et exportés par bateau, à destination de l’Angleterre. Les habitants renforcent la cité par des remparts et construisent un pont en 1209. Emporté à plusieurs reprises par des crues impressionnantes, ce dernier ne sera reconstruit qu’en 1825.

Bergerac attire le passage des marchands et l’église Saint-Jacques devient une étape pour les pélerins en chemin vers Compostelle.

Affranchis de l’autorité féodale en 1255, les habitants obtiennent d’Henri III, roi d’Angleterre, et de son fils Edouard, duc d’Aquitaine, leurs premières institutions municipales. Une transaction écrite en latin de 1322, ratifiée par le Roi Charles IV le Bel, donne à la ville le droit de s’administrer par huit consuls issus de la population.

La cité souffre cependant des longues guerres qu’elle traverse. Tout d’abord de la guerre de Cent Ans (1337-1453) : en 1345, la ville est prise par les troupes du comte de Derby, mais en 1450, les Anglais la perdent définitivement.

Devenue un bastion huguenot, elle se trouve ensuite prise dans les tourments des guerres de Religion (1562-1598). Les huguenots se réjouissent de la paix de Saint-Germain qui accorde en 1570 la liberté de conscience, bientôt endeuillée par le massacre de la Saint-Barthélémy. Des « conférences » se tiennent dans la ville en présence d’Henri de Navarre et de représentants d’Henri III, roi de France, qui aboutissent, le 17 septembre 1577, à la signature du traité de paix de Bergerac, avant que n’intervienne l’édit de Nantes en 1598. En 1621, Louis XIII, venu apaiser les troubles, fait démolir les remparts, retirant à la cité son statut de « place de sûreté ». A la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, une partie des protestants s’expatrie. Cet exode vers l’Angleterre et la Hollande est durement ressenti.

A partir de la Révolution française, la ville se développe lentement. En 1789, la population de Bergerac atteint 8000 habitants, mais la position centrale de Périgueux, qui ne compte pourtant que 7000 habitants, la fait choisir comme préfecture, et introduit une concurrence dans le développement des réseaux routiers et ferroviaires. Bergerac accueille l’arrivée du chemin de fer en 1875, et construit un aéroport en 1934.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Bergerac est libérée le 21 août 1944, avec l’appui de la résistance. Depuis, la ville est devenue un marché agricole : vin, bétail, céréales et surtout tabac, dont elle a introduit la culture au XIXe siècle. En 1927 s’installe l’Institut expérimental du tabac Seita, devenu aujourd’hui Altadis, centre de recherches européen entièrement consacré à la plante de tabac.

Bergerac propose également un pôle de services pour un bassin d’environ 70 000 personnes : hôpitaux, écoles, magasins, garages et entrepôts. Dans ce territoire environnant, la viticulture continue à jouer un rôle de premier plan. Peu industrialisée, Bergerac a opéré quelques reconversions dans la fabrication de matériels agricoles, la production de plastique et de papier de luxe. L’aéroport de Bergerac-Roumanière donne aujourd’hui à la ville la fonction de porte du Périgord.


Commune

  • Nom des habitants : Bergeracois, Bergeracoises
  • Superficie : 5610 hectares
  • Population : 26053 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    la Dordogne

  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de Bergerac tire son origine de la première villa autour de laquelle se groupent les habitants : la villa Bragarius ; ainsi s’établit le village de Bracariacum, qui devient Bragairac au XIe siècle, puis Bragerac, pour donner Bergerac. Le blason de la ville est un écusson divisé verticalement en deux parties, représentant sur la partie gauche des fleurs de lys sur fond bleu et sur la partie droite, tourné vers elles, un dragon ailé sur fond rouge, le tout surmonté par une couronne et encadré par un ruban portant la devise. Les fleurs de lys soulignent l’attachement de la ville au roi et le dragon rappelle le miracle de saint Front, qui avait chassé ce monstre et les multiples serpents du site d’origine.


Informations pratiques

Mairie de Bergerac : Tél. 05.53.74.66.66 / Fax 05.53.74.66.08, Horaires d’ouverture : du mardi au vendredi de 8h05 à 12h et de 13h30 à 17h30 et le samedi de 8h10 à 12h, Site web : www.bergerac.fr,

Office de Tourisme Bergerac - Sud Dordogne : Tél. : 05.53.57.03.11, Fax : 05.53.61.11.04, site Internet : https://www.pays-bergerac-tourisme.com/


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine, Cyril Cluzeau
Sources

Dessins de Jean-Louis Leclair, Textes de Jean-Philippe Brial Fontelive (2006). Bergerac de plume en plume, Parcours libre et chemins croisés, RIS, BibTeX.
Guy Penaud (1996). Dictionnaire des châteaux du Périgord, RIS, BibTeX.
Sous la direction de Dominique Audrerie (2003). Tout le Périgord, RIS, BibTeX.
Yves Korbendau (2006). Bergerac, Patrimoine et histoire, RIS, BibTeX.
Jean-Marie Martin (1989). Visiter Bergerac, RIS, BibTeX.
Ch. Higounet, Jb. Marquette, Th. Wolff (dir.) (1984). Yan Laborie, Bergerac. Atlas historique des villes de France, RIS, BibTeX.


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