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Bayonne

Les fouilles archéologiques n’ont révélé aucune trace d’occupation à Bayonne avant le début de l’ère chrétienne. Répondant à des impératifs stratégiques et géographiques précis, ce promontoire surplombant l’Adour est choisi comme site militaire par les Romains pour accueillir la cohorte de Novempopulanie.

Les premières sources concernant l’histoire de Bayonne remontent au XIe siècle. La cité est alors en pleine restructuration, elle se hérisse de fortifications, tandis que la construction de nouveaux quartiers empiète sur les faubourgs.

Le 18 mai 1152, le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre, fait tomber la ville dans l’escarcelle anglaise pour trois siècles. Cette nouvelle donne politique permet à Bayonne d’étendre son activité commerciale en installant des colonies de marchands dans les ports de Londres et de Bruges.

En 1451, Bayonne, dernier bastion anglais en Aquitaine, est repris par les troupes du roi de France, Charles VII. La ville est encore à cette date considérablement affaiblie par qui l’a frappée en 1348. Louis XI, soucieux de relever Bayonne, se montre clément et réduit l’indemnité de guerre qu’elle doit verser tout en confirmant les franchises de la ville. Pourtant, Bayonne souffre du ralentissement de ses échanges commerciaux avec l’Angleterre, aggravé par l’ensablement de l’embouchure de l’Adour.

En 1492, la politique religieuse espagnole aboutit à l’expulsion des marchands portugais juifs qui viennent s’installer dans le quartier Saint-Esprit de Bayonne. Ces derniers participent quelques années plus tard à l’introduction de la fève de cacao rapportée d’Amérique, et fondent la renommée du chocolat de Bayonne.

C’est pratiquement l’unique bénéfice que retire la cité du commerce transatlantique. Le port de Bayonne se limite pour le reste à une activité locale. Il n’atteint jamais l’importance de Rennes ou Bordeaux qui bâtissent leur richesse sur le commerce négrier.

Avec la Révolution française, Bayonne perd sa place de capitale administrative. La ville est amputée du quartier Saint-Esprit, qui revient au département des Landes. Elle retrouve un rang de sous-préfecture et de siège d’un tribunal de grande instance après le coup d’État du 18 brumaire. Cette promotion administrative ne lui suffit pourtant pas à enrayer la crise qui touche l’activité du port.

Dès 1830, on s’inquiète des nombreux départs de Bayonnais et d’habitants de l’arrière-pays vers les Amériques. L’arrivée du chemin de fer en 1855 et les aménagements urbains engagés pour ouvrir le centre ancien, participent au renouveau de la cité.

Au XXe siècle, l’industrialisation des activités portuaires redonne un nouveau souffle au port de Bayonne, désormais classé parmi les dix premiers ports français.

Les aléas commerciaux de Bayonne favorisent le développement de sa vocation militaire initiale. Déjà sous domination anglaise, la flotte bayonnaise marque son importance stratégique en participant aux expéditions militaires de la guerre de Cent Ans.

Revenue dans le giron français, Bayonne reste un point névralgique du système de défense du royaume. En 1463, l’édification du Château-Neuf sur la rive gauche de la Nive marque la volonté royale de renforcer l’enceinte de Bayonne. C’est aussi un moyen de mettre sous surveillance les turbulents habitants de la cité.

Sous François Ier, la couronne fait une priorité du renforcement militaire de la ville. Le système de défense médiéval est remplacé par des ouvrages bastionnés typiques de la Renaissance. Par la suite, Vauban renforce le système défensif par des fortifications entourant la ville, ainsi que par une citadelle surplombant le quartier Saint-Esprit.

Au XIXe siècle, la crise portuaire exige d’autres sources de revenus pour la ville. De nombreuses casernes sortent alors de terre, qui redynamisent Bayonne.

Désormais, Bayonne compte plus de 44000 habitants et appartient à l’agglomération du BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz). La présence militaire est toujours effective dans la citadelle. L’activité portuaire reste un pilier fort de l’économie. Enfin, la renommée de Bayonne est également garantie par la présence de ses célèbres fêtes, qui rassemblent chaque année au mois d’août plus d’un million des personnes.


Commune

  • Nom des habitants : Bayonnais, Bayonnaises
  • Superficie : 2580 hectares
  • Population : 45636 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    L’Adour, la Nive

  • Origine du nom et description du blason :

    Occupée par les Romains, la cité est d’abord désignée sous le nom de Lapurdum. C’est au cours des XIe et XIIe siècles que, suite à une croissance urbaine importante et à l’instauration du pouvoir spirituel et temporel, Lapurdum est progressivement nommée Bayonne. L’étymologie de Bayonne n’est pas encore solidement déterminée. Elle pourrait se rapprocher de ibai ona en basque, c’est-à-dire « bonne rivière » ou encore ibaigune , terme euskara désignant un lieu parcouru par une rivière.


Informations pratiques

Mairie de Bayonne

B.P. 4

64109 Bayonne cedex

05.59.46.60.60

Office de tourisme de Bayonne

Place des Basques BP 819

64108 BAYONNE

0820.426.464

http://www.bayonne-tourisme.com


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Centre de Documentation et d’Archives d’Architecture (2003). Bayonne, Balades architecturales, RIS, BibTeX.

Collection Pays Basque (1994). Bayonne, Biarritz, Saint-Jean-De-Luz, Espelette, Saint-Jean-Pied-De-Port, RIS, BibTeX.

Alexandre Hurel, Jean-Philippe Plantez, Stéphane Riba (2003). Bayonne au fil des rues, RIS, BibTeX.


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