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Autel et retable de l’église Saint-Pierre-ès-Liens

L’autel et le retable de l’église Saint-Pierre-ès-Liens de La Douze contient des inscriptions et des armoiries qui renvoient à la famille d’Abzac, commanditaire de ce mobilier.

Cet ensemble fonctionnel, comprenant un maître-autel ainsi qu’un retable architecturé, date du milieu du XVIe siècle. Il est offert à l’église par le baron Pierre Ier d’Abzac et par son épouse Jeannes de Bourdeilles. L’ensemble est constitué d’un autel droit à prédelle, orné sur le devant d’un bas-relief, flanqué de deux consoles à volutes. Il représente le Christ en croix, entouré de deux personnages agenouillés qui sont Pierre d’Abzac de la Douze et Jeannes de Bourdeilles. En effet, les armoiries de la maison d’Abzac et de la maison de Bourdeilles sont représentées sur le prie-dieu. Ces deux derniers sont présentés au Christ par leurs saints patrons : saint Pierre et saint Jean-Baptiste. Derrière le Christ en croix, est sculptée la ville de Jérusalem.

Le retable, quant à lui, est à deux niveaux. Il est composé de deux arcades en plein cintre dont la plus petite est posée sur l’autre. Le premier niveau est constitué de deux colonnes corinthiennes surmontées d’une frise, intercalant des triglyphes avec la devise « NOLI », possibles initiales de la phrase latine Nostra Ossa Latent Ibi , signifiant « nos ossements reposent ici ». Cependant ces quatre lettres sont répétées sur la chaire, or le lien entre cet élément et les dépouilles du seigneur d’Abzac et de sa femme ne sont pas attestés.

Au centre de cette arcade se trouve une statue de Vierge à l’Enfant flanquée de deux statues en bois datant du XVIIe siècle et provenant peut-être d’un établissement de dominicains. Elles représentent saint Dominique de Guzman et sainte Catherine de Sienne. Ils sont disposés sur des piédestaux affichant des armoiries. Enfin, le deuxième niveau du retable est composé d’une niche dans laquelle est placée une croix qui est encadrée par deux colonnes doriques.

Cet ensemble de l’église dela Douze est classé Monument Historique au titre d’objet depuis le 5 décembre 1908. Seules les statues en bois ne sont pas mentionnées dans l’arrêté de protection. D’autre part, deux anges adorateurs complétaient le retable, mais ils ont disparu en 1972.


Patrimoine


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

, Église de la Douze, RIS, BibTeX.

Pierre Pommarède (2004). Le Périgord des églises et des chapelles oubliées – Tome II, RIS, BibTeX.


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