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Ancienne tour du château abbatial de Brantôme

La légende raconte qu’à la fin du Xe siècle, Gui, vicomte de Limoges, aurait construit une tour en face de Brantôme pour mieux dominer cette abbaye.

Selon la chronique d’Adhémar, Grimard étant alors abbé de Brantôme, Boson II, comte de Périgord, a livré bataille à Gui qui a été blessé. La tour aurait été détruite suite à ce combat, ce qui explique qu’il n’en subsiste rien.

L’histoire semble s’être en quelque sorte répétée. En effet, le château abbatial de Brantôme est édifié au XVIe siècle par l’abbé Amenieu d’Albret, qui est le premier abbé à avoir profité de la commende. L’abbé est choisi alors surtout parce qu’il est l’un des favoris du pouvoir royal.

Afin de se soustraire à la surveillance des moines et d’asseoir sa puissance, il fait donc construire un imposant château dont il ne reste que les soubassements d’une tour d’angle.

Le pavement est d’origine et l’oculus central donne accès à la salle voûtée de la canonnière située en dessous. On y a d’ailleurs retrouvé deux canons qui visaient les deux ponts de Brantôme ; il s’agissait d’un système d’autodestruction élaboré en cas d’attaque afin de se protéger des difficultés engendrées par le monastère situé de l’autre côté de la Dronne.

En dépit de leur rareté, les vestiges qui demeurent de ce château permettent de fournir des renseignements intéressants sur la vie des monastères bénédictins de l’époque, qui étaient loin de ressembler à des couvents isolés et silencieux.La légende raconte qu’à la fin du Xe siècle, Gui, vicomte de Limoges, construit une tour en face de Brantôme pour mieux dominer cette abbaye.

Selon la chronique d’Adhémar, Grimard étant alors abbé de Brantôme, Boson II, comte de Périgord, livre bataille à Gui qui est blessé. La tour semble être à ce moment-là détruite suite au combat. Cela explique qu’il ne subsiste rien de cette tour initiale.

L’histoire est probablement répétée. En effet, le château abbatial de Brantôme est édifié au XVIe siècle par l’abbé Amenieu d’Albret, qui est le premier abbé à avoir profité de la commende. Essentiellement choisi parce qu’il est l’un des favoris du pouvoir royal, il se soustrait à la surveillance des moines et assoit sa puissance en faisant construire un imposant château dont il ne reste que les soubassements d’une tour d’angle.

Le pavement est d’origine et l’oculus central donne accès à la salle voûtée de la canonnière située en dessous.

On y retrouve d’ailleurs deux canons qui visent les deux ponts de Brantôme ; il s’agit probablement d’un système d’autodestruction élaboré en cas d’attaque afin de se protéger des intrusions.

En dépit de leur rareté, les vestiges qui demeurent de ce château permettent de fournir des renseignements intéressants sur la vie des monastères bénédictins de l’époque, qui sont loin de ressembler à des couvents isolés et silencieux.


Patrimoine


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

(1912). Brantôme et ses monuments, RIS, BibTeX.


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