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Aiguillon

Aiguillon offre une position stratégique pour les populations qui s’y installent dès les temps les plus reculés. Ce site explique en partie son développement important à travers les siècles.

Une première occupation protohistorique est attestée sur de faibles reliefs en retrait des terres proches des cours d’eau. Il semblerait que, durant l’Antiquité, la population se soit rapprochée du confluent afin de bénéficier des voies de navigation qu’offrent le Lot et la Garonne.

La cité gauloise se développe avec l’arrivée des Romains. En établissant un castrum, ils font d’Aiguillon un poste de contrôle sur les populations nouvellement soumises et les voies reliant Bordeaux à Toulouse.

Après les invasions barbares, la ville se relève peu à peu, mais il ne reste rien de la ville du haut Moyen Âge. Elle est mentionnée en 1218, date à laquelle elle se soumet à Raymond, comte de Toulouse.

La ville est érigée en bastide en 1280. En 1345, au début de la guerre de Cent Ans, elle est une place forte anglaise. Elle tombe tour à tour aux mains des Français et des Anglais. De même, pendant les guerres de Religion du XVIe siècle, la ville est traversée par les troupes des deux camps, sans qu’elle oppose de résistance aux uns ou aux autres.

Elle acquiert ses lettres de noblesse aux XVIIe et XVIIIe siècles. En 1600, Henri IV fait de la baronnie d’Aiguillon un duché-pairie attribué à Henri de Lorraine, duc de Mayenne. Le duché est acheté en 1637 par le cardinal de Richelieu pour sa nièce, Madame de Combalet. Madame de Combalet et ses successeurs ne cessent d’embellir la ville par des constructions, dont la plus importante est le château ducal.

Le duché d’Aiguillon disparaît avec la Révolution et Aiguillon devient une commune du Lot-et-Garonne. Au XIXe siècle, l’arrivée du chemin de fer et la construction d’un pont routier permettent à la ville une activité commerciale relativement importante. Elle est l’une des premières villes de France à bénéficier de l’électricité produite par ses moulins au début du XXe siècle.

Son expansion n’a pas cessé durant le XXe siècle. Des constructions résidentielles se développent ainsi à l’est de la ville lui permettant de passer de 2650 habitants en 1953 à 4219 en 1999.

De nos jours, l’activité d’Aiguillon est tournée vers l’agriculture, la pêche et le tourisme, le commerce restant moindre au regard des siècles précédents.

Galerie photo

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Commune

  • Nom des habitants : Aiguillonnais, Aiguillonnaises
  • Superficie : 2828 hectares
  • Population : 4219 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    la Garonne, le Lot et la Baïse

  • Origine du nom et description du blason :

    La ville d’Aiguillon tire son nom de sa situation géographique. Du latin acula signifiant « aiguille », elle s’est développée sur une saillie de terre formée par la jonction du Lot et de la Garonne. Son blason est celui des ducs d’Aiguillon : deux gueules à trois bandes d’or.


Informations pratiques

Mairie d’Aiguillon : 05.53.79.60.12

http://ville-aiguillon.eu/

Office de tourisme : 05.53.79.62.58

E-mail : ot.confluent@wanadoo.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise, Aquitaine, RIS, BibTeX.

Françoise et Serge Fleury (dir.) (1975). Tourisme en Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Abbé Alis (1993). Histoire de la ville d’Aiguillon et de ses environs depuis l’époque gallo-romaine jusqu’à nos jours, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

, Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Alain Paraillous (2002). Aiguillon, RIS, BibTeX.


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