Accueil > Dordogne > Périgord Vert > Saint-Pardoux-la-Rivière > Abbaye dominicaine de Saint-Pardoux-la-Rivière

Abbaye dominicaine de Saint-Pardoux-la-Rivière

La présence de dominicaines est attestée à Saint-Pardoux-la-Rivière depuis le XIIIe siècle. De cette histoire prestigieuse restent aujourd’hui plusieurs bâtiments conventuels.

Le couvent est fondé par la vicomtesse Marguerite de Bourgogne connue aussi sous le nom de Marguerite l’enragée, maîtresse des terres de Saint-Pardoux. L’installation du couvent en 1292 constitue alors une œuvre de repentir, la vicomtesse souhaitant racheter tous ses péchés.

La première prieure, Fine d’Aragon prend place dans le nouveau couvent avec six dominicaines en 1293. Sur 500 ans d’existence, le couvent voit passer quarante-deux prieures, toutes d’ascendance noble.

Lors des troubles révolutionnaires, le couvent, abandonné, est vendu au sieur Planchas-Lavalette. Celui-ci le loue au département qui le transforme en prison pour femmes.

Au début du XIXe siècle, les femmes sont libérées et le couvent devient une véritable carrière de pierres pour les habitants du village. C’est ainsi qu’en 1808 une maison du bourg est édifiée avec les pierres du cloître. L’église est par ailleurs démolie en 1830, ce qui achève son démantèlement.

Aujourd’hui, il reste un grand corps de bâtiment en très mauvais état. Sa façade en pierre de taille présente un niveau d’élévation. Son premier niveau présente trois portes surmontées de fronton triangulaire et en quart de cercle typiques du XVIIIe siècle. Les fenêtres du niveau supérieur sont bouchées et la couverture du toit est manquante à certains endroits.

Les différents bâtiments sont reconvertis en maison d’habitation et en dépendances agricoles.


Patrimoine


Informations pratiques

L’ancienne abbaye ne se visite pas.


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

, Site officiel de la commune de Saint-Pardoux-la-Rivière, RIS, BibTeX.


Partager cette visite